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Ce blog vise à présenter mes projets en rapport avec mes centres d'intérêts : l'écriture, Warhammer 40K, la reconstitution historique et le travail scientifique qui en découle. Bonne lecture !

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Faites taire ces 88 ! ... Des soldats... vachement nerveux !

Ce matin du 7 juin 44, les Américains continuent leur progression depuis les plages d'Utah et d'Omaha. Le peloton du Lieutenant Rogers est envoyé en mission afin de prendre ou de détruire une batterie de 88mm allemands, qui ont déjà mis à leurs actifs 2 shermans et un certain nombre de véhicules.

Mal reposés par une nuit hantée des cauchemars de la matinée, précédente constamment pertubée par les bombardements ennemis, les GIs avancent avec la dernière des précaution à travers le bocage, cherchant à repérer ces canons antichar qui ne se montrent pas.

Lorsque soudain, une énorme détonation claque et une explosion secoue une haie voisine. Supris, les américains répliquent et tirent au hasard dans la haie qui leur fait face, croyant que des ennemis s'y trouvent. De l'autre côté du champ, une escouade allemande sur les nerfs après les nombreux accrochages du 6, ouvre à son tour le feu et crible la malheureuse haie. Après un tel tumulte, tout le secteur s'emballe et les Américains comme les Allemands jugent plus prudent de tirer sur toutes les haies avoisinantes, dans l'espoir de toucher quelque chose qui pourrait éventullement s'y trouver. Avec peine, le Lieutenant Rogers arrive à ordonner le cessez-le-feu. Il fait le tour de ses unités : ni ses deux jeeps, ni son escouade d'infanterie et son transport de 2 tonnes 1/2, ni ses deux autres escouades d'infanterie pas plus que son mortier n'ont été touchées. En revanche son tout nouveau tireur d'élite, le corporal Klenval, y a laisser la peau. Avec un soupir de désespoir devant la terrible malchance de ses snipers, Rogers ordonne de reprendre la progression, et "en silence, cette fois !".

Les Américains continuent donc leur progression. Ils ne repèrent tout d'abord rien, mais bientôt une fusillade éclate entre deux haies. Sa première escouade d'infanterie a accrochée quelque chose ! Bougeant rapidemment pour lui porter secours, Rogers n'aperçoit que trop tard le terrible canon allemand, car ce dernier ouvre le feu sur son escouade motorisée. Mais avec un coup de fortune inouï, le redoutable obus passe à côté et va exploser dans une haie ! Apeurés, tous les hommes sautent du véhicule. Une seconde détonation retentit, et un obus d'un mètre de long passe à côté d'une des Jeeps de la section Reco.

Ayant enfin localisé les adversaires, les Américains s'élancent. Une escouade d'infanterie repère à son tour sur la droite le deuxième 88, mais doivent rediriger leurs tirs sur une escouade allemande qui prend pour cible la Jeep chanceuse. Tandis que l'équipage de cette dernière se jette au sol, un obus anti-personnel tiré par le 88mm massacre la totalité de l'escouade d'infanterie, à l'exception du porteur du BAR. Horrifié, ce dernier prend la poudre d'ecampette...

De l'autre côté du champ de bataille, sur le flanc gauche, les choses se passent mieux. Rejoint par l'escouade de Rogers, qui subit un tir de suppression d'une escouade d'infanterie allemande bien dissimulée, l'escouade A se lance à l'assaut et élimine toute opposition. Inspectant les uniformes, ils s'aperçoivent qu'ils viennent d'abattre le QG de l'adversaire. Mais un autre tir de 88 les surprend et ce dernier pulvérise la cabine du camion de 2,5 tonnes, tuant le conducteur, qui venait de prendre pour cible la pièce à la cal 50.

Comprenant qu'à présent, l'attention de la batterie allemande va se tourner vers lui, et que son flanc droit et son centre son en mauvaise passe, Rogers préfèra se replier et attendre des renforts en occupant du mieux qu'il peut le terrain conquis.

Résultat : victoire à un cheveu de ma pomme. Si nos hommes n'avaient pas tous ouvert le feu au lieu d'avancer ou de se dissmuler, les choses auraient pris une tournure différente : le tour passé à plomber les étourneaux a manqué à mon frangin pour prendre ne serait qu'un des deux 88 et obtenir l'égalité.

-MFT-
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