Ce blog vise à présenter mes projets en rapport avec mes centres d'intérêts : l'écriture, Warhammer 40K, la reconstitution historique et le travail scientifique qui en découle. Bonne lecture !
Dans la nuit du 5 au 6 juin, ce carrefour stratégique est passé aux mains des paras américains de la 82ème et de la 101ème, pour certains largués sur le village même. Conscients de l'importance de ce lieu, les Allemands lancent à l'assaut de puissantes forces pour tenter de le reprendre. Plusieurs contre-attaque se sont déjà succédées, mais les américains n'ont pas lâché de terrain. La prochaine, à venir, va être bien plus violente...
Du haut de son clocher, le sniper Stevenson fait signe qu'il aperçoit enfin les Fritz. Ceux-ci amènent plusieurs semi-chenillés transport de troupes, un porteur d'un mortier et un autre d'un canon de 75 court, mais surtout, il signale la présence d'un terrible adversaire : un Panther !
Celui-ci d'ailleurs ouvre le feu sur le clocher, mais Stevenson, qui l'a vu venir, s'aplatit au dernier moment. Les choses se gâtent tout de suite car les Américains se retrouvent pris sous un déluge de feu, en tous cas ceux qui avaient pris position dans l'église. Les murs éclatent sous les impacts, les ricochets giclent en tous sens... Les Allemands débordent rapidemment grâce à leur mobilité supérieure et menacent de prendre les américains dans un tir croisé dévastateur.
Mais soudain, le Sdkfz 251/9 est touché d'un tir venu de nulle part, et tous son équipage est mis hors de combat, tandis que son canon est détruit : un Sherman arrive ! Les renforts en provenance d'Utah parviennent enfin jusqu'aux défenseurs assiégés !
Pour autant, les Allemands continuent l'assaut, bien décidés à reprendre l'église. Prévenu de la présence du Panther, le Sherman fait machine arrière prudemment, afin de se cacher derrière une maison. Pendant de mortelles minutes, les escouades d'infanterie allemande ne se montrent guère, mais un déluge de balles s'abat pourtant sur les occupants de l'Eglise. Malgré tout, les choses se gâtent pour le Allemands : les paras refusent de lâcher prise alors que toujours plus de renforts proviennent des plages : c'est à présent à un peloton motorisé complet auquel ils doivent se confronter.
Le Leutnant Kurt Liebe, commandant le Panther, se met en position de couvrir l'accès le plus difficile à l'église, centrale dans le village, et ordonne au Leutnant Kellermann de lancer ses hommes. Ceux-ci s'éxécute, et le saint édifice devient le théâtre d'un sanglant carnage, la poudre parlant fort et définitivement pour bon nombre d'Allemands comme d'Américains... Liebe, qui ne peut intervenir à l'intérieur du bâtiment, repère alors deux véhicules alliés, et sa tourelle pivote lorsque, pour protéger les transports de troupes, qui amènent les renforts à l'Eglise, le Sherman se découvre. Un duel de tir s'ensuit, mais l'obus américain ricoche sur le blindage bien trop épais du Panzer, alors que le redoutable PaK détruit une chenille au blindé allié.
Comprenant que leur seule solution à présent est d'attirer le Panther dans un traquenard et de l'avoir au bazooka, les Américains préfèrent dégager au plus vite de l'église et se replier sur la seconde partie du village, en espérant que les Allemands les y suivront. Mais ceux-ci, dont le char vient de pulvériser un camion de 2,5 tonnes, préfèrent tenir l'église et s'y retrancher, leur infanterie ayant souffert de trop lourdes pertes. Par prudence, l'équipage américain abandonne le Sherman immobilisé.
Mais devant l'accroissement des renforts adverses, le Leutnant Kurt Liebe préfèrera ordonner le repli hors du village car, n'ayant reçu lui-même aucun soutien, il comprend qu'il ne peut plus espérer se maintenir à Ste-Mère-Eglise. Le village restera définitivement allié.
La partie se finit par un abandon du frangin devant un massacre annoncé : mon Panther allait ouvrir le feu sur un camion de 2 tonnes, touchant sur du 2+ et le pulvérisant ensuite sur du 5... l'affaire aurait été sans conséquence si précisément derrière le véhicule ne s'étaient abrités et tassés comme des fourmis une bonne vingtaine de GIs, qui sinon s'apprêtait à prendre pour de bon l'Eglise, mon seul objectif ateignable... aussi pour éviter le désastre, j'ai imaginé cette petite... porte de sortie ;)
-MFT-