Ce blog vise à présenter mes projets en rapport avec mes centres d'intérêts : l'écriture, Warhammer 40K, la reconstitution historique et le travail scientifique qui en découle. Bonne lecture !
Parachutes sur la Normandie
Dans la nuit du 5 juin 1944, les parachutistes de la 101ème aéroportée se lancent sur leurs objectifs normands. Les vents contraires dispersent les assaillants mais certains largages parviennent à atterir à peu près correctement. Le peloton à deux escouades du Lieutenant Charles Grey, brillament guidée par les Pathfinders du Sergent Pat Lemons se pose vers les trois heures du matin. Quittant l'escouade A, le Sniper Georges Limbi tente de prendre un poste de tir bien situé mais il est aussitôt abattu par une MG42 : les allemands sont là ! Aussitôt, un chapelet de balles traçantes se met à zébrer l'air et c'est à un véritable feu d'artifice que l'on commence à assister dans le bocage normand. Longtemps indécise, la bataille fait rage, causant de lourdes pertes de chaque côté. Un obus de mortier vient éclater en plein centre de l'escouade de commandement du Lieutenant Grey et cause un véritable carnage, ne laissant indemne que le malheureux lieutenant, qui se jette à couvert, la peur au ventre. Mais les échanges de tirs sont meurtiers et si les Allemands tentent de déborder le flanc droit américain, tenu vaille que vaille par l'escouade A et sa calibre 30, les américains enfoncent le flanc gauche de l'adversaire après qu'un solide tir de couverture ai permis à l'escouade du Sergent Lemons de lancer un assaut sur les positions allemandes. Massacrant à la thomson à courte portée les quelques survivants d'une escouade d'infanterie, ils se ruent en avant et abattent ensuite les derniers officiers du peloton ennemi. Démoralisés, les Allemands commencent à perdre pied et à battre en retraite malgré leurs efforts pour déborder les parachutistes. Malheureusement, le Sergent Lemons ne sera décoré pour son acte de bravoure qu'à titre posthume car un dernier tir de MG42 lui traversa le crâne avant que les allemands ne se replient définitivement.
Victoire de mon frangin donc, par deux unités détruites à une.
Utah Beach, le 6 juin.
Alors que dans le bocage se déroulent de meutriers combats, la flotte de guerre alliée vogue vers les côtes normandes. Elles en arrivent en vue aux premières heures de l'aube et ouvre le feu tandis que leurs troupes d'assaut descendent dans leurs barques.
Après un intense bombardement d'artillerie navale, les maigres troupes allemandes du Sektor 4 mettent malgré tout un mortier en batterie et prennent leurs positions de combat, à couvert dans des tranchées ou dans deux bunkers, que les américains doivent précisément prendre afin de les empêcher de tirer sur leurs bâtiments. Lorsque les troupes américaines débarquent, elles sont aussitôt prises à partie par les mitrailleuses 34 et 42 qui les tirent depuis le sommet de la plage. S'abritant tant bien que mal derrière les obstacles de plage, les GIs progressent le long de la plage, courant de pièges à chalands en piège à chars. Mais la puissance de feu adverse décroît à mesure que les mitrailleuses, installées pour l'occasion par le Lieutenant Waters sur les barges, forcent les défenseurs à se mettre à couvert, tuant quelques téméraires qui continuent à tirer sur les assaillants. Malgré tout, les américains subissent d'aussi lourdes pertes que les allemands : le mortier du Sergent Pall est pulvérisé avec la quasi-totlité de ses hommes par un coup au but du mortier allemand, alors que le sniper O'Deilly abat successivement les derniers servants des mitrailleuses ennemies.
Tant et si bien que les troupes allemandes, devant la violence de l'assaut, commencent à paniquer, et touchent le fond quand le Leutnant Hillmann est pulvérisé par un obus lancé par Pall, qui cherche revanche et l'obtient. Les derniers défenseurs (à peine une dizaine) se rendent et sortent de leurs abris les mains en l'air. Les Américains parviennent à investir les bunkers du Sektor 4 et ouvrent une première tête de pont.
Nouvelle victoire du frangin, donc, mais les combats d'aujourd'hui s'annoncent rudes !
-MFT-